POÈTE
PRENDS
TON LUTH
* 1
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CAMILLE PALFER SOLLIER
A édité un recueil aux éditions Galerie Racine qui a obtenu le prix Apollinaire au concours réputé du Club Richelieu international en 2003.Une
grande douleur, dit-elle, peut engendrer une petite étincelle, c'est une grâce.
Ave Alba.
A l'aube, j'ai toujours pensé mourir
A cette heure incertaine et si
calme
Qu'ose à peine l'oiseau
tressaillir
Et l'arbre faire onduler sa palme.
Où le soleil retient son salut
La montagne sa neige crispée,
Les eaux l'abondance du flux
Et l'herbe sa tremblante rosée
Gésir seule sans retenir sa vie,
Tendre ses bras vers le bien-aimé
Saxchant déjà que sertes c'est lui
Et s'enfuir ainsi, léger, léger ...
ANNE-MARIE VERGNES
Une quête spirituelle, voilà la poésie d'Anne-Marie Vergnes qui puise son inspiration aux sources pures. Chacun de ses poèmes est une
célébration des noces de la terre et du ciel. Anne-Marie Vergnes a publié : "Je crierai mes saisons", éditions Nouvelle Pléiade 1998; "Les oasis du vent",
éditions Nouvelle-Pléiade 2000; et "D'onde et de chair", éditions Nouvelle-Pléiade 2007. Elle est critique littéraire de l'Etrave. Elle est sociétaire de la Société des
Poètes Français.
A fleur d'île
Partir le long du fleuve et s'offrir à la
mer
Un soir de brise chaude au parfum de
voyage,
Touché du fond des yeux l'espace
doux-amer
Où s'abîment les nuits au sel blanc du
mirage.
Glisser à contre-grève à l'ourlet bleu du
vent
Pour rêver d'autres ports, pour aimer
d'autres terres,
A fleur d'île, là-bas, plus loin vers
l'Orient,
Se brûler de soleil à d'autres
hémisphères.
Migrer vers un ailleurs où le temps n'a
plus cours
Quand s'éclaire aux grands ponts des
aurores du monde,
A la voile éolienne le coeur à
demi-jour
Et que se rive au corps l'écume
vagabonde.
Partir l'âme nomade et s'enliser au
ciel
Nourri du lait marin des jarres océanes
Bruni de liberté au flux de l'immortel
Et lire au front des jours l'exode en
filigrane.
Glisser à contre-grève à l'ourletbleu du
vent,
A fleur d'île, là-bas, plus loin vers
l'Orient.
JACQUELINE PROVENCE
Je ne suis qu'un poète assoiffé par nature de ce qui fait la vie au long de chaque jour, des peut-être aux pourquoi, du silence qui mure, et de
cette ferveur où s'épelle l'amour...
Auteur des recueils suivants : "D'Amour et d'Espérance", "Sur les marches du temps", "Aubes nouvelles",
"Arcs-en-ciel", "Coups de coeur" et "La corbeille enchantée".
L'instant...
L'instant s'est envolé, tel un duvet de cygne,
L'essor du papillon que l'on ne peut saisir,
Un
clin d'oeil, un éclair, un soupir, presque un signe,
Si
vite qu'on ne sait s'il ne fut qu'un désir...
L'instant bien révolu par le fait de l'écrire,
Seconde instantanée au lointain carillon,
Où
tout peut arriver, le meilleur et le pire,
Qu'on ne peut effacer comme un simple brouillon...
Qu'il soit plaisant ou triste, éphémère est l'instant,
Une ligne fragile au bord de l'avenir,
La bulle d'arc-en-ciel qui meurt en éclatant,
Un espace du temps qui fixe un souvenri...
L'instant s'est envolé...
VITAL HEURTEBIZE
Fondateur de L'Etrave, revue des Arts et des Lettres, Président fondateur de "Poètes sans frontières" et Président
de la Société des Poètes français, Vital Heurtebize à publié 30 ouvrages , a été à quatre reprises lauréat de l'Académie
française et a reçu le grand prix des principales instances poétiques : la Maison de Poésie, la Société des Poètes et Artistes de France, l'Académie de Poésie
française.... Maurice Druon, de l'Académie Française, a écrit :" Dans l'architecture qui est la vôtre, vous ne comptez pas
beaucoup de rivaux " et Léopold Sedar Senghor : " Vous êtes l'un des meilleurs poètes de notre temps""Le Temps des Noces pures"
aux éditions de la Nouvelle pléiade. V.H.vient de publier
Noces pures
Me voici parvenu sur
la dernière marche,
devant ta
porte!...Est-ce pour moi que l'on a mis
ces feuilles et ces
fleurs pour en décorer l'arche ?
Est-ce pour moi
qu'on a déroulé ce tapis ?
Tes parvis sont
déserts, je suis seul ! Dois-je croire
que c'est moi
l'invité? que j'étais attendu ?
Vais-je connaître ici la
fin de mon histoire ?
quelle sera ma place
et quel sera mon dû ?
Par ton
souffle de vie écarte ce mystère:
rappelle-moi
le sens de mes gestes premiers,
réapprends-moi le
chant d'amour de notre terre !...
Afin que mes
moissons emplissent tes greniers,
Je veux lancer
au monde une semence pure
et recouvrir mes champs
et de l'orge et du blé
dont tu feras le pain
d'alliance future
pour unir ta maison
à mon peuple assemblé.
Je veux sur mes côteaux
planter la bonne vigne
et je vendangerai
pour toi le meilleur vin
pour refaire avec
toi, par le verbe et le signe,
ainsi qu'au
dernier soir, le partage divin.
Je veux ... Mais
redis-moi la parole perdue :
sans toi, je ne suis
rien qu'une ombre ! si ma voix
ne se perd pas dans
le vacarme et la cohue,
c'est à ta volonté
seule que je le dois !
Unis ton être
au mien ! Que ton sang, que ta force
me pénètrent ! Que
brûle en moi ton feu divin !
Sois sève de mon
arbre et j'en serai l'écorce !
Sois ma
source, sois mon souffle et sois mon levain. !
Et nous aurons
ainsi, hors des oeuvres charnelles,
retrouvé ta parole
et mon geste essentiel
pour célébrer à deux
les noces éternelles
de la terre et du
ciel .
MICHEL BÉNARD
Lauréat de l'Académie française, Michel Benard est un poète confirmé, mais aussi un artiste
peintre au talent reconnu et un critique d'art incontesté. L'Etrave se félicite de sa collaboration régulière appréciée de nos lecteurs. Michel Benard qui est vice-président de la
Société des Poètes et Artistes de France est également membre du Comité directeur de la Société des Poèrtes français. Il vient de publier à la Nouvelle Pléiade son recueil :" Les
enluminures" qui a obtenu le grand prix du Festival d'Avignon 2007 décerné par l'Académie de Provence.
Voici l'odyssée lumineuse ...
Voici l'Odyssée lumineuse
Sur le profond silence
D'un mondeen gésine.
Voici le voyage inconnu
Vers les chemins enchantés
Où les chevaux célèbrent
La naissance de la mer.
Voici le rêve mystique
D'un sommeil qui érige
Une terre où émerge la paix.
Voici
le doux regard d'une muse
Dont les yeux dessinent l'amour.
***
L'éclipse
Le décor est planté,
L'énigme mise en scène,
En réserve, face au mur
Mais libérant déjà son contenu,
Le poète n'ose plus croire,
Il ne sait plus, il interroge
Les nues, comme on implore
Encore l'inconnu,
Lorsque l'on voit du bleu
Sur le tapisdes pierres.
Et cette lumière interieure
Souligne la mémoire de l'amour
Où, peut-être, appareille l'espoir
D'une réponse qui viendra
De la métamorphose d'une éclipse de lune
Née à Molfetta ( Italie ), Déléguée pour la région Midi Pyrénées de la Société des Poètes Français,
Membre de la SACEM, et bien entendu de Poètes sans frontières, Marie Soumeillan a été traduite en italien. Elle est lauréate de l'Académie des Jeux floraux de Toulouse.
Bonheur.
Regarde avec les yeux, le bonheur n'a pas d'âge ...
Le bonheur
chante un voeu: trouve-le précieux.
Il porte
délicieux et respire les cieux,
Par un baiser
de feu, reçois-le en hommage.
Au pays
merveilleux, il adore le sage,
En amour il
arrive : en Dieu aventureux.
Regarde avec
les yeux, le bonheur est un mage,
le bonheur
vêt la page, or et argent heureux.
La prophétie
le conte, en voyage partout,
aide-le pour
l'image appartenant à tout,
présente ce
trésor à l'ange qui te garde.
Quand
brillera le rêve aux portes du décor,
regarde avec
les yeux: le bonheur vient s'attarde,
le bonheur
sert ton coeur et l'étoile en accord ...
MARIE-EUGÉNIE VIAU
Marie-Eugénie Viau aime les arts et la musique, son métier est sa passion. Elle est membre de
l'Académie de Poésie française et de Poètes sans frontières dont elle est une fervente sociétaire. Seule la poésie sait calmer ses émois: avec elle, elle pleure mais aussi rit parfois. Elle
nous invite à la pratiquer.
Croire encore ...
Oui ! la rude saison ternit notre Odyssée,
Viennent les tristes jours
embrumés de sommeil
Estompant les instants où,
gorgés de soleil,
Nous allions sur la route
odorante et tracée.
Ah, que regrettons-nous de
la rice effacée
Quand nous cueillions la
mûre en un sentier vermeil,
La joyeuse chanson, ou la
folle pensée
Qui fait vibrer les
coeurs et les sens en éveil !
Ô sites fortunés, laissez
nos coeurs rêver
A ces temps révolus, notre
âme se pencher,
Retenir de l'instant la candeur
de l'enfance,
Des plaines et des mers
retrouver la grandeur,
De la voix des saisons
savourer l'abondance,
Sur la route effacée ...
oser croire au bonheur !
ALAIN BUSSY
Des mots, des phrases qui s'allument, comme une ondée dans un ciel sans nua ges ... et qui s'écrivent au fil des jours
...Depuis des années, l'écriture devient usage, et chaque jour construit un ou plusieurs textes: poèmes surtout, mais aussi romans, théâtre, essais, qui s'accumulent dans le silence d'une
chambre ... sans pouvoir partager .
Un jour ...
Un
jour, je m'en irai
vers ces îles lointaines
où coulent les fontaines
de l'éternel été.
Un jour, je partirai,
Ami, qu'il t'en souvienne,
laver toute ma peine
aux rives du Léthé
Mon âme vagabonde
sur ces rives lointaines
et coulent les fontaines
au murmure de l'onde
Un jour, je reviendrai
de ces îles lointaines,
Ami, qu'il t'en souvienne,
au dernier jour d'été.
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