POÈTE
PRENDS TON LUTH
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MARILÈNE MECKLER
Marilène Meckler, directrice d'une Maison d'enfants, vient de publier "Passagère du vent" qui a été couronné par la Société
des Poètes français dont elle est membre sociétaire. Vital Heurtebize dit de l'ouvrage:" Un message subtil d'émotion et d'imagination compose la poésie de Marilène Meckler qui nous offre
ses plus beaux "voyages secrets" avec une grande sensibilité qui touche au coeur. L'inspiration se ressent comme un immense besoin d'évasion dans une recherche d'absolu.
Miroir
Eau froide où le reflet rencontre l'éphémère
Berceau d'or qu'un soleil saisit d'aurorité
pour allumer l'autel priant la déité,
Tu retiens en douceur le regard d'une mère
Car toute femme boit l'image ou la chimère,
De ses yeux agrandis sur l'âpre anxiété,
Appelant chaque jour l'instant de vérité
Dès que l'âge moissonne une complainte amère.
Dans ta réponse bleue, on lisait l'avenir,
Le sibyllin message au fond du souvenir,
Et s'ouvraient les rideaux sur la rive lointaine.
Ô scintillant miroir, le souffle des vivants,
Buée imperceptible, abreuve ta fontaine
Qu'un turbulent gamin franchit avec le vent.
JACKY GARCIN
Né à La Mulatière ( Rhône )Jacky Garcin est entré à la Société des auteurs de Bourgogne, en 1988. Il est sociétaire de la Société des Poètes
français depuis 1998, adhérent au Manoir des poètes est membre actif de Poètes sans frontières. Auteur de deux recueils de poésie:"Quelque chose dans moncoeur" publié
en 1992 et " a l'éveil d'une absence " en 1991, il a, depuis, publié en de nombreuses anthologies tant en France qu'à l'étranger et notamment en Italie.
Le cordon si pur d'un enfant.
L'ombre du temps feuillette tendrement notre livre d'images
Sur
une longue vie où tu tournes encore de belle pages
Prendre ma plume, entendre défiler ton sourire,
Devient
ce morceau de printemps que je suis venu écrire.
Maman près de toi, un enfant est une fleur qui s'épanouit,
La maille d'un tricot toujours à l'endroit de l'avenir,
Joyau de moments passés, présents au coeur de l'exemple,
Parchemin d'un bonheur grimé parfois dans la souffrance.
Au premier jour de novembre, j'ai senti battre mon âme,
Lentement, une joue se câlina en moi,
Cordon d'enfance, tendresse d'adolescence,
Ce prénom du sang, lien inséparable de notre essence.
Avec la quarantaine passée, un regard auquel je dis merci,
Une
feuille, la puissance d'un mot que je te dédie,
Ecoute ces quelques lignes, entend un meilleur aveu,
A l'encre d'un papier, je t'offre ma vie pour un jour merveilleux
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